L’art du Chi, la médecine et la santé, un texte de Vlady

Un art qui ne s’improvise pas

L’action du guérisseur ne peut être prévu, ni par lui-même, ni par aucune méthode.

Elle dépend de facteurs non mesurables, non analysables, non objectivables. Le guérisseur n’a pas besoin de connaissances ni de théories pour agir. Il agit comme la nature, directement. Il faut essayer d’apprendre à agir. Dans le domaine dont je vous parle, il ne sert à rien d’étudier des textes. On n’apprend pas à jouer du violon en étudiant les textes. Le corps humain est un instrument infiniment plus difficile à maîtriser qu’un violon. Pour s’en servir, pour en sortir des pouvoirs comme un violoniste sort les sons d’un violon, il faut le travailler, il faut l’éduquer, il faut le modeler. En un mot il faut l’apprendre. C’est la seule voie sérieuse. Elle passe par l’effort et par la discipline. Elle demande de la persévérance, de l’engagement, du renoncement ou même du sacrifice. C’est le prix qu’on paye toujours pour la maîtrise d’un art.

Une longue préparation est nécessaire pour devenir guérisseur. Il faut acquérir une puissance énergétique très largement au-dessus de la normale, apprendre à renouveler son énergie, au fur et à mesure qu’on se vide, être capable de la contrôler, de la doser et de la diriger. De la déverser abondamment quand c’est nécessaire mais aussi d’en arrêter l’écoulement quand il se fait inutilement.

Vlady Stévanovitch

Pour en savoir plus sur le Chi en médecine

La voie de l’Energie

Le travail intérieur transforme notre être.

« Vider la conscience de toute pensée, de toute image mentale, arrêter le monologue intérieur. Atteindre le vide mental. Une recherche dont l’outil est le verbe ou la pensée est incompatible avec la recherche de la Voie Intérieure. C’est la Voie du silence. Elle mène au dépassement des limites de la conscience, mais en passant par la paix intérieure, l’équilibre mental et physique, la santé, le bien-être, le bonheur. Le tout abondamment arrosé d’amour.  »
Vlady Stévanovitch : La voie de l’énergie p 242

Le Chi dans le Tai Ji Quan et le Qi Gong

Le mot chinois « Chi » ou « Qi » n’a pas d’équivalent en français. À défaut de traduction précise, on parle d’énergie vitale. Mais le Chi, c’est bien plus qu’une énergie.

Elle se distingue des autres formes d’énergie par une particularité qu’elle est seule à posséder : elle obéit à la volonté. Elle est une des manifestations les plus étonnantes de la vie.

Le Chi peut être utilisé à des fins très diverses, notamment le combat, le soin, la vie quotidienne ou la quête spirituelle.

Au sein de l’Ecole de la Voie Intérieure, le Chi est un instrument de communication avec les autres, avec la nature.
C’est en même temps un instrument d’exploration de nous-mêmes.
De notre corps pour commencer.
Mais aussi, bien au-delà du corps perçu, de notre réalité profonde, de ce que nous sommes fondamentalement avant toute différenciation : des unités de vie.

La recherche, la mobilisation du Chi au sol et sa mise en circulation dans le mouvement vont de pair.

Il est tout aussi illusoire de pratiquer le Taï Ji Quan sans le support du Chi que de pratiquer les techniques de Chi sans les réaliser, les incarner dans le mouvement.

« La répétition correcte des mouvements de Taï Ji Quan a un effet certain sur le Chi  ».

Ces deux dimensions de notre recherche s’influencent donc mutuellement.

Associé à une respiration rythmée, à l’écoute des mains et à l’engagement de plus en plus évident du Tantien, le Taï Ji Quan libère en douceur toutes les articulations, régénère le corps par une augmentation de la circulation de Chi due à des mouvements adaptés : toutes les fonctions vitales sont ainsi stimulées. Le corps porté par le souffle, s’enracine tout en se fluidifiant.

A partir du Tantien et d’une écoute intérieure, le travail debout consiste en une recherche du mouvement juste mobilisant un effort musculaire minimal et nécessitant une coordination logique et aisée des mouvements puis des enchaînements. Ces mouvements s’intègrent à l’espace environnant et s’ouvrent aux courants énergétiques naturels, intérieurs et extérieurs. Le critère du mouvement juste et naturel est le plaisir éprouvé, la joie.

Vidéo sur L’Art du Chi

Un art corporel énergétique orienté vers le bien-être, la santé, et la présence à la vie.

video sur l’Art du Chi réalisée par François Diot en 2017 avec une musique d’Ivana Gravohac.

L’ART DU CHI est orienté vers le bien-être et la santé. Sa pratique assouplit les articulations, développe une respiration profonde, procure une détente musculaire et nerveuse tout en stimulant les fonctions vitales. Elle développe la force et la souplesse, la concentration et le calme intérieur. Elle permet au fil du temps et du travail de développer certaines facultés corporelles inaccessibles autrement et d’accéder à une compréhension différente de la vie.

L’ART DU CHI est issu des « arts internes chinois », le Taï Ji Quan et le Qi Gong ainsi que d’autres pratiques orientales.

La Méthode a été créée dans les années 1980 par Vlady Stévanovitch.

Pour approfondir votre pratique de l’Art du Chi de nombreux stages sont organisés tout au long de l’année au Centre International en France les stages au Centre.  Nous organisons aussi des stages en Belgique: stage.

La méthode Stévanovitch

L’ART DU CHI est un art corporel énergétique orienté vers le bien-être et la santé. Il est issu des arts internes traditionnels chinois, le Taï Ji Quan et le Qi Gong.

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La Méthode Stévanovitch est adaptée à notre époque et aux pratiquants d’aujourd’hui. La pédagogie, claire et progressive, rend accessible les techniques énergétiques traditionnelles venues d’Asie. L’Art du Chi comporte différentes pratiques :

  • Trois formes de Taï Ji Quan.
  • Des exercices de Qi Gong, des exercices de Chi au sol.
  • Des exercices de respiration et de relaxation.
  • Un enchaînement martial rapide appelé « Kirikido », dérivé d’un kata de Kung Fu.
  • Des techniques vocales énergétiques.

La mobilisation du Chi est le premier objectif de l’Ecole de la Voie Intérieure. L’harmonie et la beauté qui émanent de cette pratique, la recherche permanente et le développement du potentiel intérieur qu’elle implique en font un art. L’enseignement s’abstient de toute connotation religieuse et tourne le dos au spectaculaire et à la compétition.

L’Art du Chi en images dans un reportage de France 3 Alpes-Provence

Comprendre l’Art du Chi par Vlady Stévanovitch

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« La santé et la bonne humeur sont les conditions nécessaires pour pouvoir sérieusement se consacrer à la recherche vers laquelle je guide mes élèves. Tout d’abord, nous n’abordons pas le Taï Ji Quan comme un art martial. Toute idée de combat est exclue. Toute idée de compétition, quelle qu’elle soit est incompatible avec notre approche du Taï Ji Quan. Nous ne faisons pas de pushing-hands. Lorsque nous travaillons avec un partenaire, nous essayons de percevoir son énergie et de pressentir ses mouvements.

Mais ce n’est pas avec l’intention de lui faire perdre l’équilibre ou de le mettre hors de combat. Notre intention est de nous identifier en quelque sorte à lui, d’établir une communion et de faire ensemble le même Taï Ji Quan. Mais avant d’en arriver là, nous faisons un très long apprentissage de détection et de manipulation de l’énergie. La détection d’abord. Pendant toute la pratique nous sommes en permanence à l’écoute du moindre frémissement énergétique. Sans parler des grands courants d’énergie que nous suivons et des vagues par lesquelles nous nous faisons porter. Mais en même temps, nous faisons des manipulations de notre propre énergie, que nous guidons dans les circuits privilégiés. Ce travail demande une grande concentration et absorbe toute notre attention. Nous ignorons toute idée de combat dans notre pratique. C’est ainsi que nous faisons exécuter aux jambes des mouvements aussi lents et aussi aériens qu’aux bras. C’est aussi à ça qu’on reconnaît notre manière, pour ne pas dire notre style. Nous ne recherchons aucune efficacité. Nous essayons de nous centrer et de nous incorporer dans l’énergie de l’espace environnant. Notre intention profonde c’est la paix et l’harmonie intérieure. C’est le silence de l’esprit. »

Les Arts Martiaux et le Taï Ji Quan de la Voie Intérieure – V. Stévanovitch


Vlady Stévanovitch est né en 1925 à Belgrade, dans l’actuelle Serbie, d’un père serbe et d’une mère belge. Passionné de musique mais confronté à des difficultés respiratoires, il rencontre à 14 ans un homme ayant vécu 20 ans en Inde et maîtrisant des techniques particulières (dont le Yoga) et le supplie de l’aider. Celui qui sera son premier maître accepte, et lui transmettra en quelques années cruciales des fondements qui vont bien au-delà de ce dont le jeune adolescent a conscience à ce moment-là. Vlady cultivera toute sa vie les acquis de cette période initiatique.

Lors la seconde guerre mondiale, il sera un patriote résistant communiste, puis s’opposera au régime de Tito après la guerre. Contraint de fuir la Yougoslavie, il s’installe en France et retrouve sa vocation de musicien professionnel (hautbois). Vlady rencontre à Paris son deuxième maître qui l’aidera à amener à maturité sa pratique énergétique à travers des techniques vocales, de méditation et thérapeutiques.

Installé en Belgique au début des années 70, il applique à son activité de soin ses savoirs énergétiques et s’initie au Tai Ji Quan avec maître Kuo Chi. Jusqu’au milieu des années 80, Vlady se consacre aux soins tout en approfondissant sa pratique de Tai Ji Quan. Cette discipline lui offrira le support idéal pour commencer à transmettre ses connaissances, dont il réalise une synthèse dans l’Art du Chi.

« Pour moi le Taï Ji Quan est devenu un extraordinaire moyen de transmission de l’enseignement que j’avais reçu de mes deux maîtres précédents. (…) Je retrouvais les deux voies réunies dans l’enseignement que je recevais du maître chinois. Les deux voies abordées dans une pratique corporelle d’une richesse exceptionnelle. »
Vlady Stévanovitch, L’Essentiel, Janvier 1999, p. 33