Le Chi dans le Tai Ji Quan et le Qi Gong

Le mot chinois « Chi » ou « Qi » n’a pas d’équivalent en français. À défaut de traduction précise, on parle d’énergie vitale. Mais le Chi, c’est bien plus qu’une énergie.

Elle se distingue des autres formes d’énergie par une particularité qu’elle est seule à posséder : elle obéit à la volonté. Elle est une des manifestations les plus étonnantes de la vie.

Le Chi peut être utilisé à des fins très diverses, notamment le combat, le soin, la vie quotidienne ou la quête spirituelle.

Au sein de l’Ecole de la Voie Intérieure, le Chi est un instrument de communication avec les autres, avec la nature.
C’est en même temps un instrument d’exploration de nous-mêmes.
De notre corps pour commencer.
Mais aussi, bien au-delà du corps perçu, de notre réalité profonde, de ce que nous sommes fondamentalement avant toute différenciation : des unités de vie.

La recherche, la mobilisation du Chi au sol et sa mise en circulation dans le mouvement vont de pair.

Il est tout aussi illusoire de pratiquer le Taï Ji Quan sans le support du Chi que de pratiquer les techniques de Chi sans les réaliser, les incarner dans le mouvement.

« La répétition correcte des mouvements de Taï Ji Quan a un effet certain sur le Chi  ».

Ces deux dimensions de notre recherche s’influencent donc mutuellement.

Associé à une respiration rythmée, à l’écoute des mains et à l’engagement de plus en plus évident du Tantien, le Taï Ji Quan libère en douceur toutes les articulations, régénère le corps par une augmentation de la circulation de Chi due à des mouvements adaptés : toutes les fonctions vitales sont ainsi stimulées. Le corps porté par le souffle, s’enracine tout en se fluidifiant.

A partir du Tantien et d’une écoute intérieure, le travail debout consiste en une recherche du mouvement juste mobilisant un effort musculaire minimal et nécessitant une coordination logique et aisée des mouvements puis des enchaînements. Ces mouvements s’intègrent à l’espace environnant et s’ouvrent aux courants énergétiques naturels, intérieurs et extérieurs. Le critère du mouvement juste et naturel est le plaisir éprouvé, la joie.